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Journal de la littérature, des idées et des arts 08/07 – 25/08 2026

En attendant Nadeau

Le trésorier-payeur : entretien avec Yannick Haenel
Yannick Haenel (septembre 2022) © Jean-Luc Bertini

Tout n’est pas perdu

Rentrée littéraire 2026 – Avec La solitude des professeurs est infinie, Yannick Haenel  revient sur sa vie d’enseignant au tournant des années 2000 en banlieue parisienne. Il écrit un grand livre à la hauteur de notre époque. Ample, précis, comique et méditatif, trivial et merveilleux, il célèbre la joie de transmettre la littérature et d’exister par elle.

Éditorial

Le livre dans tous ses états

Période de « vacance », de temps plus libre, l’été permet des pas de côté, un autre rythme. Pour En attendant Nadeau, il offre la possibilité, grâce à un dossier, de porter l’attention sur un thème selon des angles variés. Cette année, marquant une décennie du journal, nous avons choisi ce qui en fait le cœur : le livre, sa situation, ses états, ses usages. Pierre Senges, qui a initié et coordonné ce dossier, nous en dit plus ci-dessous, mais rappelons que le milieu de l’édition, et le livre dans sa matérialité même, subissent actuellement une situation d’inquiétude et d’instabilité, provoquée par l’évolution de la technologie et d’une économie de plus en plus concentrée.

Sommaire

Ritchy Thibault
Voleurs de poules ! Combattre l’antitsiganisme
par Lise Foisneau

Exposition « Djamel Tatah. Répéter – Muter »
par Bernadette Saou-Dufrêne
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Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Lucie Rico
Photo extraite de « Autant en emporte le vent », Victor Fleming, Selznick International Pictures (1939) © CC BY-SA 2.0/Razi Machay Flickr

« Un souvenir vous manque et tout est dépeuplé »

Rentrée littéraire 2026 – Après GPS et Le chant du poulet sous vide, Lucie Rico signe avec Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? un des textes les plus stimulants de la rentrée. Un roman plein d’audace, de délicatesse, de cynisme aussi.

Le livre des souterrains Phoebe Hadjimarkos Clarke
Femme à la toilette II © Caroline Belvès

Frontières fluctuantes

Rentrée littéraire 2026Le livre des souterrains impose Phoebe Hadjimarkos Clarke comme une romancière qui pense les grands enjeux contemporains. Autour de la disparition d’une artiste, elle fait dialoguer avec une grande inventivité anti-théories sur l’art, esthétisme gothique, contes et mythologies et réflexions sur l’effondrement de notre monde.
Odessa des oiseaux Sophie G.Lucas
Dessins © Géraldine L. Guillot

Déluge et drôles d’oiseaux

Rentrée littéraire 2026 – Avec Odessa des oiseaux, roman marqué par la question du deuil, Sophie G. Lucas poursuit le récit familial qu’elle avait entamé avec Mississippi. Avec ce livre, elle confirme son talent et déploie une langue d’une grande inventivité.
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Carreaux V © Hugo Pradelle

Rentrée littéraire 2026 : l’audace et les crises

Rentrée littéraire 2026 – Dans les publications d’août et septembre, certaines maisons d’édition n’hésitent pas à prendre des risques en privilégiant des choix littéraires forts. Et autrices et auteurs se saisissent de nos crises contemporaines, liant l’intime et le collectif grâce à des formes variées capables de rendre compte de ces bouleversements. Premier panorama subjectif.

La bibliothèque fut pour moi au départ un lieu imaginaire et imaginé.
Bibliothèque Nationale (Buenos Aires) © CC-BY-3.0/Douglass Truth/Flickr

Fictions de bibliothèques

Une bibliothèque imaginaire peut être la première étape d’un long voyage de lectrice. Elle sera suivie de beaucoup d’autres, dans le monde réel, de Buenos Aires à Oxford. Jusqu’à cette bibliothèque parisienne ressemblant trait pour trait à la bibliothèque rêvée.
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Mexico est un lieu d’exil par excellence. Mexique
Mexico City (2016) © CC-BY-SA-3.0/Lori/Flickr

Ce pays ressemble à un texte

Le Mexique n’est pas seulement le pays des écrivains diplomates comme Alfonso Reyes, Octavio Paz ou Carlos Fuentes. Il est aussi ce territoire singulier où se développe une littérature de l’exil, et où la réalité est tissée d’écriture.
Matière et Mémoire
Structure en bois d’une poupée Kokeshi © CC-BY-SA-4.0/Tom Page/Flickr

Matière et mémoire

Matière et Mémoire pourrait être une bonne définition du livre. C’est aussi le titre d’un ouvrage d’Henri Bergson. Sous ses différentes traductions, il occupe une place particulière dans l’histoire d’un couple.
L'équipe Les Léonides © Céline Nieszawer
L’équipe Les Léonides © Céline Nieszawer

Entretien avec Dana Burlac : « Une curiosité insatiable »

Depuis près de vingt ans, Dana Burlac exerce le métier d’éditrice. En 2025, elle fonde sa propre maison d’édition, Les Léonides, au sein du groupe Les Nouveaux Éditeurs, animée par « une soif de compréhension » et un appétit de diversité.
ÉDITO HORS-SÉRIE
« F011 », Hervé Germain (2011) © CC0/Hervé Germain/Flickr

États du livre

Explorons la manière dont nous lisons, dont nous percevons les livres. Manières de réfléchir leur place dans nos vies et le poids que la lecture y occupe. Essayons de porter des regards ouverts, variés et lucides sur ce que nous en fabriquons.
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"Le Secret de la Licorne", Hergé (Détail) © Casterman
« Le Secret de la Licorne », Hergé (Détail) © Casterman

Dans la bibliothèque de Tintin

Il y a les lecteurs passifs, spectateurs des aventures des autres, et les aventuriers mus par leurs lectures et bien décidés à finir dans un livre. Les albums de Tintin sont remplis de péripéties. Ils regorgent aussi de livres. 
Baedeker
Baedeker « Italie » (1883) © CC0/WikiCommons

Une lecture d’été : le guide de voyage

Pour terminer sans le conclure notre dossier d’été consacré au livre, quoi de mieux qu’une invitation au départ ? Objet parfois décrié, le guide de voyage (et le Baedeker en particulier) mérite d’être étudié. Le lecteur ne regrettera pas le déplacement.
Miranda Fricker, Injustice épistémique. Le pouvoir et l’éthique du savoir,
« Óvalo & Sobrante » (2017) © CC BY 2.0/Mario Felipe/WikiCommons

Épidémie d’injustice et hygiène épistémique

Près de vingt ans après sa parution originale, voici la traduction d’un classique de la philosophie contemporaine. Miranda Fricker s’y interroge sur l’injustice épistémique, qui désigne les atteintes à la crédibilité systématiquement portées à l’encontre de certains locuteurs.
Minayo Nasiali, Marseille ville-providence : Citoyenneté, race et vie quotidienne depuis 1945, (
La Cité radieuse (Marseille) © CC-BY-SA-4.0/Jean-Pierre Dalbéra

Habiter Marseille

Saison Méditerranée 2026 – Plutôt que d’analyser les politiques sociales et urbanistiques, l’historienne états-unienne Minayo Nasiali étudie l’histoire de Marseille à partir du savoir des individus qui y habitent. Son approche livre un tableau inédit de cette ville ouverte sur le monde.
Charles Larmore, La réalité du bien, Paris, Hermann, 2026, 320 p, isbn 9791037046727, prix non communiqué
« L’anneau de Gygès », Ferrare (XVIᵉ s.) © CC0/WikiCommons

Gygès sans son anneau

Qu’est-ce qu’une vie bien vécue ? C’est une vie, nous dit Charles Larmore, qui répond à des raisons objectives. La réalité du bien est une magnifique réplique au naturalisme et au relativisme qui règnent aujourd’hui.
Khadidja Sahraoui-Chapuis, prolétaires du bizness
« Drogue » Graffiti © CC-BY-SA-4.0/UrbanSeedEducation/Flickr

Les petites mains : entre humiliation et déclassement

Saison Méditerranée 2026 – Loin du vacarme médiatique et politique, Les prolétaires du bizness de Khadidja Sahraoui-Chapuis nous introduit dans les plis d’une désocialisation. Celle des petites mains marseillaises affairées à transporter et revendre des produits illicites.

Livre et caméra : frères ennemis ?

Mario Soldati a été écrivain, scénariste et réalisateur. Dans Cinématographe, il fait le récit de ses diverses vies avec beaucoup d’humour, d’érudition et de passion – et un peu d’impertinence.

Survivre après le génocide arménien

Un brin de cœur tendre est une nouvelle d’Armen Lubin qui évoque avec pudeur les douleurs du deuil et de l’exil. Sa grande force tient à la finesse pathétique du narrateur.

Le cinéma italien des années de plomb

Avec Rosso Sangue, Jean-François Rauger consacre un ouvrage au cinéma italien des années de plomb. Il montre que ce sont les genres populaires qui ont su le mieux rendre compte de l’état de la société italienne pendant cette période troublée.