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Journal de la littérature, des idées et des arts 09/09 2026 – 22/09 2026

En attendant Nadeau

Rien à voir, Gaëlle Obiégly
« Par la fenêtre », Arthur Garfield Dove (1939) © CC0/Saint Louis Art Museum

Quelques bribes d’un monde

Rentrée Littéraire 2026 – Dans Rien à voir, Gaëlle Obiégly revendique une audace et une inventivité qui bouleversent la fiction et renouvelle de façon magistrale l’art du roman. Entre essai autobiographique et fiction, son livre constitue une double performance littéraire et artistique. À ne surtout pas manquer !

Éditorial

L’horizon et le geste

Cette rentrée montre que la littérature peut embrasser de vastes perspectives, sans se limiter à la représentation d’une intimité repliée sur elle-même et ses territoires de proximité. Paradoxalement, cela peut passer par la représentation romanesque de cellules closes sur elles-mêmes afin de les disloquer. Ainsi, Anne Godard décrit, grâce à l’usage original du « on », un groupe familial privilégié et la nécessité d’en sortir. Dans un contexte social assez proche, Louise Chennevière raconte les maltraitances que lui a fait subir sa mère.

Sommaire

Ibtisam Azem
Le livre de la disparition
par Sonia Dayan-Herzbrun
Hoda Barakat
Hind ou la plus belle femme du monde
par Faris Lounis
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Juan Gabriel Vásquez s'intéresse à celle de la sculptrice colombienne Feliza Bursztyn
Fanny Mikey disant au revoir à Feliza Bursztyn à l’aéroport Eldorado avant osn exil au Mexique (1981) © CC BY-SA 4.0/Felipe Restrepo Acosta/WikiCommons

Sculpter une vie d’artiste

Rentrée Littéraire 2026 – Après avoir raconté la vie du cinéaste Sergio Cabrera, Juan Gabriel Vásquez se plonge dans celle de la sculptrice colombienne Feliza Bursztyn. Les noms de Feliza poursuit une entreprise d’écriture biographique d’une grande ambition.
Musée et écologie
Faire la queue (Londres) © CC-BY-SA-2.0/Lars Plougmann/Flickr

Les musées face aux enjeux environnementaux

Quatre-vingts professionnels des musées témoignent dans Musée et écologie de ce qui se fait à leur échelle en matière d’écologie. Adeptes de nouvelles orientations et de nouvelles pratiques, ils partent à la recherche d’une écosophie plus que nécessaire.
Irène Gérard, Joy Sorman la vie brute
« La vie brute », Joy Sorman (Détail) © Flammarion

L’une et l’autre

Rentrée Littéraire 2026 – D’une année partagée avec Irène Gérard, femme « neuroatypique » qui a peint des centaines de toiles sans titre ni signature, Joy Sorman tire un récit qui oscille entre la fascination et l’empathie. Deux présences côte à côte, une manière subtile de raconter l’autre et de penser le geste artistique.
Suzanne Valadon l'insoumise, Agnès Clancier
« Portrait de Suzanne Valadon », Herni Henri de Toulouse-Lautrec (1885) © CC0/WikiCommons

Vénus de la Butte

Rentrée Littéraire 2026 – Dans Suzanne Valadon l’insoumise, Agnès Clancier montre comment une femme longtemps enfermée dans la position d’objet finit par imposer sa propre vision du monde. Sa peinture ne représente plus un corps offert au regard masculin, mais un corps habité de l’intérieur.
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Olivier Rolin, La guerre éternelle
« La Procession du cheval de Troie dans Troie », Giovanni Domenico Tiepolo (1760) © CC0/WikiCommons

Troie, un mauvais départ ?

Rentrée Littéraire 2026 – Avec La guerre éternelle, Olivier Rolin interroge notre rapport à l’Iliade, plaçant le texte d’Homère en miroir des guerres de destruction modernes. Une superbe méditation sur l’Histoire et la littérature épique.
AFD
« L’Allemagne hors de l’Allemagne » © CC-BY-2.0/Ittmust/Flickr

Le grand retour

Georges-Arthur Goldschmidt, qui a vécu la montée du nazisme en Allemagne dans les années 1930, exprime ce qu’il ressent après la victoire en Saxe-Anhalt d’un parti qui s’en réclame.
Nous aussi raconte l’histoire d’un sujet privé de sa singularité. Ce qui est passionnant dans le roman d’Anne Godard,
« The rocket book », Peter Newell (1912) © CC0/Library of Congress

La dictature des pronoms

Rentrée littéraire 2026Nous aussi d’Anne Godard s’impose comme l’un des textes importants de cette rentrée. Elle y invente une forme pour raconter l’histoire d’un sujet privé de sa singularité et de ses relations aux autres. Un roman frappant sur les violences obstinément tues et qui invente un discours collectif possible. 
"Nos vies sauvages", Hemley Boum (Détail) © Gallimard
« Nos vies sauvages », Hemley Boum (Détail) © Gallimard

L’hiver des patriarches

Rentrée littéraire 2026 – Dans Nos vies sauvages, Hemley Boum revisite quarante années du passé récent du Cameroun avec autant de sensibilité que d’intelligence. Un roman très maîtrisé qui nous rappelle que l’amour peut conjurer le désespoir.
Rares sont les livres qui nous apprennent à lire avec la force et la singularité dont fait preuve Célia Houdart dans Notre-dame-des-Anges
« Groupe familial assis dans un champ », Léon Girardot (1936) © Gallica/BnF

Précis de littérature

Rentrée littéraire 2026 – Rares sont les livres qui nous apprennent à lire avec la force et la singularité dont fait preuve Célia Houdart dans Notre-dame-des-Anges. Avec virtuosité et délicatesse, elle interroge la nature du romanesque, de la langue et ouvre à de belles lectures.
Pourquoi comprenons-nous le monde ?, le sociologue Bernard Lahire
« Margarita Philosophica », Gregor Reisch (Freiburg, 1503) © CC0/Library of Congress

Embrasser le monde

Avec Pourquoi comprenons-nous le monde ?, le sociologue Bernard Lahire signe un ouvrage ambitieux, riche et stimulant. Bref, condensé, il ouvre à des réflexions qui semblent urgentes.
e qui se joue, de Caroline Hinault,
Cours d’anglais au gymnasium de Bonn (Allemagne, 1988) © CC-BY-SA 3.0/Bundesarchiv/WikiCommons

Dystopie éducative

Rentrée littéraire 2026Ce qui se joue, de Caroline Hinault, est un roman d’une créativité littéraire remarquable. Une œuvre dystopique ample, éclatée et virtuose qui dresse un bilan inquiétant de l’enseignement aujourd’hui.
À en perdre la raison constitue un apport majeur et inédit à l’histoire de la psychiatrie du vingtième siècle. Plongeant dans les dossiers du premier asile psychiatrique dans les colonies françaises, l'historien Raphaël Gallien
Chemin de fer en construction à Tamatave (Madagascar, début du XXᵉ siècle) © Gallica/BnF

« Une histoire à hauteur de délire »

À en perdre la raison constitue un apport majeur et inédit à l’histoire de la psychiatrie du XXe siècle. Mais Raphaël Gallien y propose aussi une réflexion stimulante sur l’histoire de Madagascar et les subjectivités en situation coloniale.
Éloge du syndicalisme au quotidien
Sur le pont © Jean-Luc Bertini

Rénover le syndicalisme

Éloge du syndicalisme au quotidien revient sur les mesures qui ont affecté le droit du travail depuis une dizaine d’années. Sous forme d’abécédaire, ses auteurs y envisagent avec beaucoup de pertinence les pratiques syndicales qui peuvent faire face à ces attaques.