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Journal de la littérature, des idées et des arts 08/07 – 25/08 2026
En attendant Nadeau
États du livre
Hors-série de l’été (2) – En attendant Nadeau est un journal numérique. Il a beau défiler sur les écrans, il ne perd jamais de vue l’aspect physique du livre : son dos, sa tranche, ses pages cornées, ses ratures, le fil de ses cahiers et la main de son papier. Pas de fétichisme ici, ni de nostalgie, seulement l’idée que la forme d’un livre contribue à sa richesse et à sa complexité en plus de garantir notre plaisir. Elle lui permet parfois d’échapper au mauvais sort de la marchandise la plus toc.
par la rédaction d’EaN
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Éditorial
Le livre dans tous ses états
Période de « vacance », de temps plus libre, l’été permet des pas de côté, un autre rythme. Pour En attendant Nadeau, il offre la possibilité, grâce à un dossier, de porter l’attention sur un thème selon des angles variés. Cette année, marquant une décennie du journal, nous avons choisi ce qui en fait le cœur : le livre, sa situation, ses états, ses usages. Pierre Senges, qui a initié et coordonné ce dossier, nous en dit plus ci-dessous, mais rappelons que le milieu de l’édition, et le livre dans sa matérialité même, subissent actuellement une situation d’inquiétude et d’instabilité, provoquée par l’évolution de la technologie et d’une économie de plus en plus concentrée.
Sommaire
Ritchy Thibault
Voleurs de poules ! Combattre l’antitsiganisme
par Lise Foisneau
Voleurs de poules ! Combattre l’antitsiganisme
par Lise Foisneau
Exposition « Djamel Tatah. Répéter – Muter »
par Bernadette Saou-Dufrêne
« L’éditeur lent » : entretien avec L’Oie de Cravan
Il y a trente-quatre ans naissait une oie étrange, de l’autre côté de l’Atlantique : L’Oie de Cravan. C’est le nom d’une maison d’édition montréalaise, indépendante, cousue main, attentive à la beauté de ses livres et à la poésie, où qu’elle se trouve.
par Anna-Livia Marchaison
| États du livre (été 2026)
Objectif livre
Les livres s’offrent à notre lecture, c’est entendu. Mais pas seulement ! Ils sont faits aussi pour être regardés, saisis, feuilletés, admirés comme des tableaux ou manipulés comme des dispositifs. Polymorphes, ils servent aussi parfois de presse-papier.
par Sophie Ehrsam
| Anthropologie, États du livre (été 2026), Littérature
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Faire vivre l’Utopie
Il y a un demi millénaire et des poussières, un éditeur de Louvain publiait Utopia de Thomas More, accompagné d’illustrations et d’un alphabet utopien. Graveurs et fondeurs travaillant sur le livre prennent ici la parole et déploient un savoir immense.
par Gérard Vindt
| États du livre (été 2026), Histoire
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Passage
Montaigne écrit : « Je ne peins pas l’être, je peins le passage. » Dans cette phrase, on peut remplacer être par livre sans rien perdre au change. L’essentiel est que les livres circulent de main en main, comme les idées d’une conscience à l’autre.
par Hélène Frédérick
| États du livre (été 2026), Littérature française
Clé de sans
Que se passe-t-il si un livre, comme au cours d’un rêve de demi-sommeil, devient un pur objet, indépendant de toute écriture ? Il lui reste étonnamment quelque chose de littéraire, comme si son étoffe était faite d’alphabet.
par Fabien Courtal
| États du livre (été 2026), Littérature française
Le petit prêtre, le mycélium et le scorpion
Dans son fragment D 632, Georg Christoph Lichtenberg affirme : « On pourrait appeler un livre une sorte de tout ce qu’on peut. » Cette fois encore, impossible de lui donner tort, l’expérience littéraire (et pas seulement) le prouve.
par Grégoire Sourice
| États du livre (été 2026), Littérature française
ÉDITO HORS-SÉRIE
États du livre
Explorons la manière dont nous lisons, dont nous percevons les livres. Manières de réfléchir leur place dans nos vies et le poids que la lecture y occupe. Essayons de porter des regards ouverts, variés et lucides sur ce que nous en fabriquons.
par Pierre Senges
| États du livre (été 2026)
Les mots émis
Entre une liseuse et un écran de téléphone, le livre « en papier » continue de se faufiler. On le reconnaît d’ailleurs au fil reliant ses cahiers l’un à l’autre, pour les faire tenir ensemble. Il n’est pas interdit d’y voir une métaphore.
par Justine Arnal et Antoine Mouton
| États du livre (été 2026), Littérature française, Poésie
L’amour et la haine des livres
Certains livres ont une façon intense d’être présents, pas étonnant alors si les souvenirs qui s’y rattachent sont précis : une coquille dans les Œuvres complètes d’Isidore Ducasse, la marque d’un clou dans un livre ayant servi de marteau.
par François-René Simon
| États du livre (été 2026), Littérature française, Poésie
Avignon, en toute correction politique
Chaque année, EaN fait escale au Festival d’Avignon. Un premier article qui nous parle du spectacle de Julien Gosselin, de la tenue d’un rôle par Vincent Dissez, d’Apollinaire ou d’un étrange objet appelé cuckoo.
par Dominique Goy-Blanquet
| Théâtre
Quand l’humeur devient dépression
Dans Philosophie de la dépression, Élodie Boissard envisage la dépression d’une manière inédite et stimulante. Refusant l’univocité de la notion, elle propose des pistes pour la penser globalement et voir qu’elle engage nos valeurs et nos imaginaires émotionnels.
par Lina Lissia
| Philosophie, Psychanalyse
Les nuits fauves de Buenos Aires
Mariana Enríquez avait dix-neuf ans lorsqu’elle a écrit La descente, c’est le pire. Le livre fit scandale à Buenos Aires. Précurseur, ce premier roman jouissif troublait le genre et trompait les genres littéraires. Une manière de mieux comprendre une œuvre décidément marquante.
par Florence Olivier
| Littérature étrangère
Flux de langage
Prodiges, de l’Argentine Angélica Gorodischer, est un étonnant roman choral, aux lisières du fantastique. Son flux textuel nous plonge dans la conscience de plusieurs personnages reliés par la maison où ils habitent.
par Sébastien Omont
| Littérature étrangère
Sortir de l’impasse
Sommes-nous prisonniers une fois pour toutes de notre situation contemporaine ou existe-t-il des moyens d’en sortir ? Deux rééditions de Michael Löwy et Dionys Mascolo ainsi qu’un essai de Danny Trom avec des inédits de Norbert Elias semblent nous fournir des issues.
par Richard Figuier
| Philosophie, Sociologie
À la vie, à la mort ?
L’écrivain suisse alémanique Alain Claude Sulzer est un romancier plus qu’habile. Son œuvre discrète et subtile n’a pas le renom qu’elle mérite. Son nouveau roman, F. comme frères, plonge dans notre histoire commune et place la fraternité plus haut que tout.
par Jean-Luc Tiesset
| Littérature étrangère
Un historien au monde
Lire De quoi l’histoire est-elle faite, sinon du monde ? alors que s’ouvre « Le Banquet de Lagrasse », c’est découvrir un subtil et sensible autoportrait intellectuel de Pierre Singaravélou. Un bref ouvrage des plus précieux.
par Philippe Artières
| Histoire
